Enfant en garde partagée, les pièges à éviter pour le bonheur de mon enfant! | Effet Tandem
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Enfant en garde partagée, les pièges à éviter pour le bonheur de mon enfant!

Vous êtes un parent séparé et quand vient le temps, pour vos enfants, d'aller chez l'autre parent, ils ne veulent pas y aller?

Vous êtes un parent séparé et quand vient le temps pour vos enfants d'aller chez l'autre parent, ils ne veulent pas y aller, ils pleurent, ça ne leur tente pas. Ou encore, quand ils sont chez l'autre parent, ils disent beaucoup s'ennuyer de vous. Qu'est-ce qu'on fait avec ça ?

Bonjour. Mon nom est Nancy Doyon, je suis éducatrice spécialisée, coach familial, auteure et conférencière. Je suis là pour vous aider à avoir des meilleures relations familiales. Premièrement, comme dans tout ce que je dis, moi j'ai toujours une espèce de « ça dépend ». Qu'est-ce qu'on fait si mon enfant ne veut pas aller chez l’autre parent ? Est-ce que je le laisse ne pas y aller ou est-ce que je le force à y aller ? Qu'est-ce que je dis ? Comme dans tout ce que je fais, il y a « ça dépend ». Ça dépend de plein de choses. Ça dépend de l'âge de l'enfant. Vous comprendrez que l'enfant de 13 ans qui ne veut pas aller chez l'autre parent, il a peut-être un petit peu plus le droit de veto que l'enfant de 3 ans. Ça dépend aussi de la relation que j'ai avec l’ex. Si je sais que mon ex, l'autre parent de ces enfants-là, a des méthodes éducatives inadéquates et que les enfants ont peur de l'autre parent, peut-être que je vais mettre un petit peu plus de pression pour qu'ils y aillent moins souvent, peut-être que je vais faire déclaration à la protection de la jeunesse, peut-être que je vais mettre mon avocat dans le dossier pour que les contacts soient un petit peu plus supervisés.

Maintenant, dans le cas où vous avez des enfants standards et que votre ex est un pas si mal parent, qui n’est pas parfait, nos ex ne sont jamais parfaits, mais que malgré tout votre enfant a tendance à être scotché à vous et ne pas vouloir aller chez l'autre, moi je vous invite à voir et à réfléchir à « oui, mais pourquoi il ne veut pas y aller ? » Essayez d'enquêter un peu. Est-ce que mon enfant ne veut pas y aller parce que, chez l'autre parent, il s'emmerde, l’autre parent n’a peut-être pas suffisamment de jouets ou ne fait peut-être pas suffisamment d'activités ? Peut-être qu'on peut s’entendre à ce moment-là avec l'autre parent ou avec l’enfant pour qu'il puisse amener des jouets de la maison à l'autre endroit. Ça peut être aussi la séparation avec son parent, qui est peut-être sa principale figure d'attachement, qui peut être difficile. Malheureusement, ce sont souvent les papas qui écopent et que les enfants n’ont pas trop le goût d'aller chez eux parce qu'ils sont parfois plus attachés à leur maman. Parfois, c’est l’inverse. Mais c'est plus souvent avec les mamans que les enfants veulent être. Est-ce que l'enfant a développé un lien d'attachement suffisant avec l'autre parent ? Est-ce que l’autre parent le connait bien ? Si le lien d'attachement n’a peut-être pas été suffisamment développé, il faut que l'enfant passe du temps avec son papa ou avec l'autre parent pour pouvoir développer ce lien d'attachement là. L’autre parent peut avoir besoin de soutien pour développer le lien d'attachement.

En même temps, je vous dirais que souvent, vers l'âge de 7, 8, 9 ans, même parfois 6 ans, mais je trouve que vraiment une bulle au niveau du 7-8, ça arrive assez souvent aux enfants qui passent cette période-là qu’ils aient envie d'être fusionnels avec maman ou avec un des deux parents et rejeter l'autre. Pourquoi ? Parce qu’ils sont souvent dans le noir ou blanc. Ils ont beaucoup tendance à dire « si je me sens plus confortable avec ma mère, ça veut dire que je ne suis pas confortable avec mon père ». À ce moment-là, je trouve qu’il est important qu'on invite les enfants à dire « même si tu es moins bien chez papa, même si tu es moins proche de papa, ça ne veut pas dire que tu es mal, survis à ça, survis à l'ennui ».

On va aussi essayer de voir est-ce que moi, comme parent, il y a des choses que je dis ou que je fais qui pourraient alimenter chez mon enfant une espèce de conflit de loyauté ? Qu'est-ce que je veux dire par là ? Quand mon enfant est chez l'autre parent, en l'occurrence, dans mon cas, le père, est-ce que mon enfant a l'impression de me trahir ? Est-ce que mon enfant a l'impression de m'abandonner ? Ça a l'air banal, mais souvent, comme maman, si je dis à mon enfant « bye bye, mon bel amour, passe une belle semaine chez papa, maman va s'ennuyer de toi », moi j'ai l'impression de dire à mon enfant « je t'aime et je me préoccupe de toi », mais chez mon enfant, ce que ça peut créer, c'est l'impression « oh mon Dieu, je ne suis pas gentil d'aller m’amuser chez papa, pauvre maman, je l'abandonne, je la laisse toute seule ». Si c'est ça, ce que je vais souvent vous encourager à faire, c'est de dire « tu t’en vas chez papa, écoute, amuse-toi bien, mon bel amour, moi je vais en profiter pour faire tel truc, tel truc, tel truc. Have fun ! On se voit bientôt. » Donc de dédramatiser le moment de la séparation.

Beaucoup de parents aussi, avec les meilleures intentions du monde, voulant garder le lien, si l'enfant est une semaine chez papa, l'appellent tous les jours, lui envoient un petit texto, une petite image tous les jours. Chez certains enfants, ça ne pose pas de problème. Mais chez d’autres, c'est comme si quand ils sont chez papa, ils ne sont jamais chez papa parce que le lien avec maman ne se détache pas. Si c'est ça, à ce moment-là je vous encourage, si votre enfant vit du malaise, à convenir d’une rencontre par semaine, ou deux maximum, un ou deux téléphones, un ou deux textos, mais laissez votre enfant s'installer chez l’autre parent.

L’autre piège dans lequel beaucoup de parents séparés tombent, c'est que quand l'enfant vient, on lui fait passer un questionnaire. Qu'est-ce que tu as fait chez ton père ? Est-ce que sa copine était là ? Est-ce que les enfants de sa copine étaient là ? Est-ce que tu t'entends bien avec eux ? Qu'est-ce que vous avez fait comme activités ? Ça met parfois une espèce de pression sur l'enfant. Peut-être que ma mère aimerait mieux que je n'aie pas trop de plaisir chez mon père. Peut-être que ça ferait plus plaisir à ma mère si je lui dis que c'est moche chez mon père. À ce moment-là, on vient alimenter aussi ce sentiment-là. Quand l'enfant revient, « comment ça s’est passé ? », « j’ai passé une belle semaine », « super, je suis contente ! » Mais pas trop mettre de questionnaire à nos enfants.

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Nancy Doyon

À propos de Nancy Doyon

Éducatrice spécialisée et coach familial depuis plus de trente ans. Elle est également maitre praticienne en programmation neuro-linguistique et cumule une longue liste de formations connexes.

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